
Gisors est située à un peu plus de 70 kilomètres de Paris, juste un peu trop loin pour être assez près … comme l’eût dit Monsieur de la Palice. Juste un peu trop en dehors des axes principaux. C’est une de ces villes des portes de la Normandie qui a payé cher le passage des troupes alliées à la fin de la seconde guerre mondiale. La reconstruction hâtive des années cinquante a largement défiguré ce qui devait être une jolie cité enroulée autour de son chateau fort. La ville fait des efforts pour se donner du charme, mais il y a loin de la coupe aux lèvres et le caractère de sous-préfecture oubliée vient obérer le potentiel évocateur de la ville.




















































Et pourtant, Gisors ne manque pas d’arguments. On espérerait un effort de restauration de l’authenticité des façades médiévales qui bordent les rues principales et qui sont toujours enduites sans goût, sans projet d’ensemble. La ville devenue piétonnière et restaurée dans son style médiéval pourrait devenir un véritable pôle touristique. Le chateau fort qui domine la ville est un des plus anciens de France. Il a près d’un millénaire et a abrité de terribles mystères, dont l’emprisonnement des Templiers. Il attend simplement qu’on lui donne vie, que l’on mette en valeur la puissance de ses murailles. L’Epte qui passe et repasse dans la ville pourrait sûrement faire plus que de passer. Puis il y a cette immense église où le gothique flamboyant se marie aux ornements de la Renaissance et qui impressionne tant par sa taille que par ses richesses.






Puis il y a le ciel, le ciel d’Île de France, si haut, si vaste, si profond et qui coiffe la cité de toute sa grandeur.
On y voit parfois surgir d’étranges silhouettes :

Gisors attend qu’on vienne la réveiller.